Green Tea

Bande dessinée, Thé Vert et Illustration.

samedi 29 juillet 2006

Sur la créativité.

Quelques notions intéressantes sur l'idée de la créativité.

'How to be creative'

Je trouve, personnellement, qu'on considère trop la créativité comme une vache sacrée, et pas assez comme un acte
simplement naturel. Mais bon, c'est mon opinion, ici.

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J'aimerais partager un peu sur mon choix d'aller en 3D, versus la bande dessinée. Tout compte fait, malgré tout le travail que ça implique, je crois avoir fait un très bon choix.

C'est comme si un poid m'avais été retiré. Non pas que j'oublie la bande dessinée, ou que celle-ci était devenue lourde jamais de la vie: c'est ma passion. C'était plutôt le besoin de survivre monétairement dans ce domaine qui pèsait. Je n'ai plus cet espèce de désir, ou crainte, de percer dans ce domaine à tout prix. Ou d'y faire ma place. De me mesurer aux autres, compétition et tout. Je me suis rendu compte en faisant ce choix que j'aimais tellement en faire, de la bande dessinée, que je préfère en faire dans l'ombre, mais en homme libre, que d'en faire avec les menottes. L'important, c'est d'en faire. Qu'on en vive ou pas, peu importe.

J'ai même décidé de réduire la complexité de mon dessin quand je fais de la bédé. J'ai qu'à laisser les trucs complexes à mes projets de 3D, matte painting et tout le patatra (comme en témoigne ce blogue ici présent). Quand je fais de la bédé, je suis libre. Libre de faire des dessins poches, de me concentrer sur le découpage et l'histoire plutôt que de quoi ça a l'air. Et si j'ai envie de faire quelque chose de complexe et de joli, genre une histoire de golf avec des filles à poil qui se battent à mort avec des fouets genre sado-maso, hé ben de pouvoir le faire parce que j'en ai envie et non pas pour plaire à quelqu'un.

Bon, plaire au monde, c'est plaisant. Mais c'est du gâteau. C'est plus difficile de créer quelque chose de nouveau, parce que le monde a toujours été réticent au changement, peu importe si c'est du génie. Difficile parce qu'on se retrouve toujours un peu dénudé par la suite et je crois comprendre maintenant que c'est peut-être ce qui pousse autant d'artiste à choisir de faire des trucs qui plaisent, moi y compris, plutôt que de faire son propre chemin. C'est plus difficile de vivre comme un dénudé que d'être apprécié par les autres. Les histoires du mec qui découvrent un truc, et là t'as le promoteur riche qui, venant de nulle part, découvre l'artiste à l'oeuvre dans toute son intensité, c'est un peu de la foutaise. Non pas que j'y croyais, mais avouez, on as tous un peu ce genre de rêve un peu utopique, par moment.

Mais est-on réellement aimés pour ce qu'on fait? Aime-t-on l'oeuvre ou son auteur? Un beau dessin attire-t-il une appréciation réelle, ou juste un 'wow' temporaire, aussi passager qu'un coup de vent?

Ben sûr, j'aimerais un jour que ça marche, mes bédé. Mais ça viendra si ça viendra. Qui sera, sera. Mais si ça arrive, ce sera, dans la mesure du possible, parce que j'aurai été intègre à ce que je fais. Point final. Et l'intégrité, ça, rien ne peut le remplacer.

En attendant, pour ce qui est de mettre du pain sur la table, je pourrai compter sur un boulot en 3D. Personnellement, c'est agréable comme domaine - mis à part les heures innobrables de boulot - et si on me demande de dessiner, ou modéliser, des babes genre canons Américains, gros nibards et tout, ben à la limite je m'en fout. Pas même un pli.

Je lis sur Richard P. Feynman, ces temps-ci.

Posté par Iryngo à 12:18 AM - VI- Pot Pourri - Commentaires [0] - Permalien [#]

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